Responsabilité médicale, hospitalière et dentaire Un cabinet au service des usagers du système de santé du Québec

Ménard, Martin avocats

Notre philosophie

Nous sommes une organisation de services juridiques qui dispense ses services dans le contexte d’un engagement social bien déterminé. Notre pratique professionnelle vise à assurer et faire la promotion de :
  • l’accessibilité aux soins de santé;
  • la qualité des soins de santé;
  • la sécurité des soins de santé.

Notre engagement vise également à assurer la défense, le respect et la promotion des droits des personnes vulnérables dans le système de santé, et plus particulièrement les clientèles suivantes :
  • personne vivant avec une déficience intellectuelle;
  • personne âgée prise en charge par le Réseau;
  • patient psychiatrique;
  • personne handicapée;
  • jeunes de moins de 18 ans.

Nous sommes engagés dans la défense et la promotion d'un système de santé public accessible, transparent et efficace.

En nous spécialisant en responsabilité médicale, nous avons cherché à améliorer et favoriser l'accès des citoyens victimes d'erreurs médicales au système judiciaire en contrôlant les coûts et en développant l'efficacité de ces recours.  Nous recherchons constamment à améliorer l'indemnisation des victimes d'erreurs médicales tout en favorisant l'amélioration de la sécurité et de la qualité des soins.
Retour à l'accueil

Actualités

  • 19 janvier 2012

    L'Avant-projet de loi instituant le nouveau Code de procédure civile

    En septembre 2011, le ministre de la justice du Québec, l’honorable Jean-Marc Fournier, a déposé l’Avant-projet de loi instituant le nouveau Code de procédure civile qui a comme principal objectif de faciliter l’accès à la justice.

    Bien que les objectifs mis de l’avant par l’Avant-projet de loi soient louables, notre expérience sur le terrain nous donne toutes les raisons de croire que plusieurs dispositions compromettront plutôt l’accessibilité à la justice. Pour cette raison, nous avons produit un mémoire que nous avons présenté à la Commission des institutions de l’Assemblée Nationale pour exprimer notre point de vue sur le sujet. Vous pouvez consulté l’intégralité de notre mémoire au lien suivant : 
    http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/CI/mandats/Mandat-16641/memoires-deposes.html

    Essentiellement, notre analyse des dispositions de l’Avant-projet de loi nous amène à remettre en question plusieurs dispositions concernant la procédure à suivre devant les tribunaux judiciaires. Plus particulièrement, certaines des règles proposées, loin de favoriser l’objectif énoncé dans l’Avant-projet de loi de faire la promotion de l’accessibilité au système judiciaire, risquent plutôt de compromettre cet accès en imposant aux justiciables des coûts et des formalités inutiles et excessifs.

    Ces constats concernent principalement le protocole d’instance, les règles entourant l’expertise et le recours à l’expert unique. Il est par ailleurs étonnant que, tout en faisant la promotion de la justice privée, l’Avant-projet de loi ne prévoit aucune forme d’arrimage entre la justice privée et la justice publique et se limite seulement à énoncer dans un seul article l’existence du protocole préjudiciaire sans en prévoir nulle part ailleurs les règles.

    Enfin, dans les litiges mettant en cause l’état, la capacité, l’intégrité et la garde des personnes, des progrès importants sont réalisés dans l’Avant-projet de loi mais des mesures supplémentaires s’imposent pour favoriser la représentation des personnes. Par ailleurs, une difficulté majeure apparaît quant à la juridiction des tribunaux responsables d’entendre ces litiges.

    Le 19 janvier 2012, nous avons été convoqué devant la Commission des institutions afin de présenter notre mémoire et répondre aux questions des députés. Nous vous invitons à visionner notre audition au lien suivant : 

    http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-39245.html
  • 6 décembre 2011

    PREMIER RAPPORT SEMESTRIEL DES ACCIDENTS ET INCIDENTS

    Aujourd’hui, 6 décembre 2011, le ministre de la Santé et des Services sociaux rendait enfin publiques les données semestrielles des accidents-incidents survenus dans le système de santé au Québec. Il faut se rappeler que la loi est en vigueur depuis le 19 décembre 2002. Il aura fallu neuf ans au ministère pour compiler une première fois les données. Selon le rapport, 179 011 événements ont été déclarés, soit 17 740 incidents et 116 657 accidents et 44 164 indéterminés pour les six mois s’étendant du 1er avril au 30 septembre 2011. Ces données appellent plusieurs commentaires.

    Il faut s’étonner que près du tiers des établissements de santé n’ont pas fait de déclaration (9/208) ou des déclarations partielles (82/208). Les données publiées par le ministre représentent, comme le dit bien le rapport, une sous-déclaration par rapport à la réalité des incidents-accidents. Il est incompréhensible qu’après 9 ans, tous les établissements de santé du Québec ne soient pas en mesure de compiler et transmettre des données standardisées au ministère.

    Une autre donnée très importante est la proportion des personnes âgées victimes d’accidents. Alors qu’ils ne représentent que 7% de la population, les personnes de 75 ans et plus représentent plus de 50% des accidents, particulièrement des chutes et des erreurs de médication. Cela amène à se questionner sur la qualité des soins dispensés à ces personnes, particulièrement en CHSLD.

    Par une décision politique, on a écarté des données du rapport les infections nosocomiales, bien que la loi soit très claire à ce sujet. Il manque donc une composante importante pour apprécier la qualité de la sécurité des soins en établissement de santé.

    Enfin, question fondamentale, que fera le ministre de la Santé et des Services sociaux avec ce rapport? À quand le lancement d’un Plan national de sécurité des soins, pour réduire de façon significative le taux d’accidents-incidents dans le système de santé et mieux protéger les usagers? La population a le droit de s’attendre à un véritable leadership du ministre de la Santé et des Services sociaux, leadership qui a fait grand défaut à ce jour.

    P.S. Les dispositions actuelles de la loi en matière de sécurité des soins ont été adoptées à la suite du décès d’une patiente dans une salle d’urgence dont le cas avait été rendu publique par Me Jean-Pierre Ménard en 2000.
  • 7 octobre 2011

    LE C-DIFFICILE : RÈGLEMENT HISTORIQUE POUR LES VICTIMES, MAIS PERSPECTIVES INQUIÉTANTES POUR L’AVENIR

    Une Entente de règlement est intervenue dans le recours collectif, portant le numéro de Cour 750-06-000001-088 et institué par madame Sylvie Dorion et l’Association pour la défense des victimes d’infections nosocomiales (ADVIN) contre l’Hôpital Honoré-Mercier (CSSS Richelieu-Yamaska). Ce recours avait été déposé le 27 août 2008 au palais de justice de St-Hyacinthe. Le règlement entendu entre les parties prévoit l’octroi d’une indemnisation au nom des personnes suivantes, lesquelles seront définies comme Membres du Groupe:

    « Toutes les personnes qui ont été admises à l’Hôpital Honoré-Mercier entre le 15 octobre 2005 et le 30 novembre 2006, et qui dans le cadre ou à la suite de leur hospitalisation ont contracté le C-difficile, ainsi que les héritiers et ayants droit des victimes décédées ».

    Ce recours visait à obtenir le recouvrement des dommages subis par les Membres du groupe ayant contracté le C-difficile et qui découlaient du non-respect par l’Hôpital Honoré-Mercier de ses obligations légales et contractuelles relativement aux soins et aux services qu’il devait dispenser, leur entraînant de ce fait un préjudice moral et physique ainsi qu’une atteinte à leurs droits fondamentaux. L’Entente de règlement intervenue entre les parties vise à mettre un terme au recours collectif et à établir en contrepartie, un mécanisme de traitement des réclamations des Membres du Groupe. Cette Entente de règlement doit être présentée pour approbation devant la Cour supérieure du Québec, au Palais de justice de St-Hyacinthe, le 25 novembre 2011 à 9h00.

    Notamment, l’Entente de règlement prévoit que les sommes suivantes seront versées aux membres approuvés du groupe et visés par le recours collectif, pour l’ensemble de leurs réclamations individuelles et en règlement complet et final du recours collectif :

    Pour la période du 1er mai au 30 novembre 2006 (période couverte par l’enquête du coroner) :

    1 Une somme allant jusqu’à 10 000$ par patient (membre approuvé du groupe) pour les dommages tels que le stress, les inconvénients, douleurs, souffrances et perte de jouissance de la vie pour le fait d’avoir contracté le C-difficile (nosocomial) à l’Hôpital Honoré Mercier avec un montant maximum payable par l’intimé d’une somme de 390 000$ pour l’ensemble desdites réclamations produites et acceptées ;

    2 Une somme allant jusqu’à 12 500$ par chirurgie par patient (membre approuvé du groupe) suite à chaque chirurgie subie et causée par le C-difficile (nosocomial) contracté à l’Hôpital Honoré Mercier, avec un maximum payable par l’intimé d’une somme de 390 000$ pour l’ensemble desdites réclamations produites et acceptées. Les chirurgies admissibles sont les ileostomies, les colectomies, les colostomies et/ou les réanastomoses intestinales ;

    3 Une somme allant jusqu’à 7 500$ par époux (membre approuvé du groupe) pour les seize (16) patients décédés entre le 1er mai et le 30 novembre 2006, dont le décès a été causé par le C-difficile (nosocomial) contracté à l’Hôpital Honoré Mercier ou dont le C-difficile (nosocomial) contracté à l’Hôpital Honoré Mercier a été contributif du décès, le tout pour un montant maximal payable de 120 000$ pour l’ensemble desdites réclamations produites et acceptées ; et

    4 Une somme allant jusqu’à 5 000$ par famille (pour les enfants) (membre approuvé du groupe) de chacun des seize (16) patients décédés dont les réclamations ont été produites et acceptées, avec un montant maximal payable de 80 000$ sur la base desdites réclamations produites et acceptées.

    Pour la période du 15 octobre 2005 au 30 avril 2006 (période non couverte par l’enquête du coroner) :

    5 Une somme allant jusqu’à 5 000$ par patient (membre approuvé du groupe) pour les dommages, stress, inconvénients pour le fait d’avoir contracté le C-difficile (nosocomial) à l’Hôpital Honoré Mercier avec un maximum payable par l’intimé d’une somme de 95 000$ pour l’ensemble desdites réclamations produites et acceptées ; et

    6 Une somme allant jusqu’à 4 000$ par chirurgie par patient (membre approuvé du groupe) suite à chaque chirurgie subie et causée par le C-difficile (nosocomial) contracté à l’Hôpital Honoré Mercier avec un maximum payable par l’intimé d’une somme de 76 000$ pour l’ensemble desdites réclamations produites et acceptées. Les chirurgies admissibles sont les ielostomies, les colectomies, colostomies et/ou les réanastomoses intestinales.

    La différence entre les sommes payables pour les victimes du 15 octobre 2005 au 30 avril 2006, et celle pour la période du 1er mai au 30 novembre 2006 provient du fait que les manquements les plus évidents se sont produits après le 1er mai 2006, et qu’il était plus difficile d’établir les manquements de l’hôpital pour la première période.

    Le règlement de ce dossier est un progrès important en matière d’indemnisation des victimes d’infections nosocomiales ou d’infections liées aux soins. Cette cause était très difficile en ce que la preuve entre les fautes de l’hôpital et les dommages subis par les victimes, soit la preuve du lien de causalité, était difficile à établir suivant les critères établis par les tribunaux. La faute ne pouvait être déduite du simple fait d’avoir contracté l’infection, car l’infection au C-difficile peut être explicable de causes naturelles ou encore avoir été contractée ailleurs qu’à l’hôpital. Pour avoir gain de cause, la victime doit démontrer que son infection découle d’une faute de l’hôpital, ce qui n’est pas toujours évident. En effet, les manquements ne sont jamais notés dans les dossiers médicaux des patients. De ce fait, la preuve des fautes reprochées et la preuve précise du bris d’asepsie sont des preuves souvent impossibles à faire. C’est grâce à l’enquête de la coroner Catherine Rudel-Tessier que nous avons pu connaître ce qui n’avait pas été fait correctement au sein de l’Hôpital Honoré-Mercier et qui a mené à une épidémie en 2006.

    Suivant les éléments recueillis lors de cette enquête, nous avons pu établir que l’éclosion du C-difficile découlait d’une pratique de soins défectueuse et défaillante, des manquements aux normes d’hygiène de base, des manquements au niveau de l’isolement des patients, des manquements au niveau de la désinfection des bassins et du matériel de soin, de l’absence de contrôle de la qualité et surtout du manque d’importance accordée par la direction générale à la prévention des infections nosocomiales. L’enquête a pu clairement démontrer que la direction de l’Hôpital Honoré-Mercier n’a pas pris toutes les précautions nécessaires et qu’elle n’a pas déployé toute la diligence nécessaire afin de lutter contre les infections et prévenir la contamination des patients. Malgré l’excellent travail du comité local de prévention des infections, aucun support et aucune suite n’a été donnée à ses recommandations.

    Le règlement intervient à un moment où le gouvernement recule de façon importante dans la lutte contre les infections nosocomiales en ne voulant plus considérer les infections nosocomiales comme un accident à être déclaré aux comités de gestion des risques. Dans ce contexte là, il faut conclure que manifestement on ne prend pas tous les moyens pour prévenir les infections et éventuellement de nouvelles épidémies.

    Ce cas illustre malheureusement l’incohérence des actions du ministère de Santé et des Services Sociaux dans le dossier dans la lutte des infections nosocomiales. Le ministère a en effet décidé de ne plus considérer les infections nosocomiales comme des accidents de soins malgré les dispositions claires de la loi (l’article 183.2 de la loi sur les services de Santé et Services Sociaux) et d’en faire assurer le suivi par le comité local de la prévention des infections, lequel n’a aucun statut légal plutôt que par le comité de gestion des risques de l’établissement, qui possède lui de nombreux pouvoirs pour assurer le suivi et la prévention de tels accidents. L’exemple de l’Hôpital Honoré Mercier illustre clairement les insuffisances de cette approche.

    Dans de trop nombreux centres d’établissements de santé nous constatons encore que les précautions contre les infections nosocomiales sont insuffisantes. Qu’ils s’agissent des mesures de lavage de mains, du port de vêtements d’hôpital, du port d’un masque, de la salubrité des lieux ou encore le fait que des patients sont jumelés à quatre dans la même chambre sans distinction de leur condition, toute ces situations se retrouvent encore fréquemment dans notre système de santé. La prévention ne semble pas avoir encore la priorité qu’elle mérite.

    Il est également malheureux que l’imputabilité et la responsabilité ne soit pas une valeur privilégiée dans le système de santé. Que doit-t-on penser du fait que le directeur général de l’époque, non seulement n’a pas été sanctionné pour ces manquements graves dans la gestion de l’établissement mais a au contraire fait l’objet d’une promotion dans le système de santé.

    En conclusion, la protection des patients contre l’infection nosocomiale appelle encore de nombreuses actions de la part des autorités gouvernementales, de la Santé publique, et des établissements, bien au-delà des gestes déjà entrepris. Il faut développer dans tout le système de santé une culture de la protection contre les infections afin d’en réduire les coûts économiques humains et sociaux pour l’ensemble de la société.

    Un Avis légal détaillé concernant les modalités d’autorisation du règlement sera publié mardi le 11 octobre 2011 dans le Journal de Montréal et jeudi le 13 octobre 2011 dans le Courrier de St-Hyacinthe. Copie de cet Avis est contenue au dossier de presse.

    Le 25 novembre 2011, au palais de justice de St-Hyacinthe à 9h30, sera entendue la Requête en autorisation et en approbation de l’entente intervenue entre les parties. Le jugement autorisant cette requête étant essentiel à la probation de l’Entente de règlement entre les parties.


    Pour information : Me Jean-Pierre Ménard
    Ménard, Martin, Avocats
    (514) 253-8044


    P.S. : Des extraits du rapport d’enquête de la coroner Rudel-Tessier datée du 13 septembre 2007 sont joints aux présentes et peut être commandé sur le site du Bureau du Coroner : www.coroner.gouv.qc.ca, sous le titre : Enquête publique portant sur la recherche des causes et des circonstances de décès de seize personnes survenus à l'Hôpital de Saint-Hyacinthe, entre mai et novembre 2006, alors que sévissait la bactérie Clostridium difficile. Les recommandations de la coroner sont également disponibles sur ce site.
  • 30 septembre 2011

    PAS ENCORE DE RÈGLEMENT DANS LE DOSSIER DU RECOURS COLLECTIF CONTRE L'HÔPITAL HONORÉ-MERCIER

    Contrairement à la nouvelle diffusée par le courrier de St-Hyacinthe dans son édition du 29 septembre, il n'y a pas encore d'entente de règlement hors Cour relativement au recours collectif contre le Centre des services sociaux Richelieu Yamaska relativement à l'épidémie de C-Difficile du printemps 2007.

    Dès que des développements interviendront dans ce dossier, le public et les personnes intéressés en seront avertis.
  • 25 août 2011

    UN CANCER TRAITÉ TROP TARD AVEC DES CONSÉQUENCES TRAGIQUES

    UN CANCER TRAITÉ TROP TARD AVEC DES CONSÉQUENCES TRAGIQUES
    MET EN RELIEF UN DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTÈME DE TRAITEMENT DU CANCER AU QUÉBEC

    Une dame âgée de 55 ans est aujourd’hui aux prises avec un pronostic sombre relatif à un cancer de l’utérus étant donné les délais de diagnostic et de traitement engendrés par notre système de santé.

    Au mois de décembre 2009, madame Nicole Valcourt apprend qu’elle souffre d’un cancer de l’utérus. À cette époque le délai médicalement acceptable pour une chirurgie en vue d’un cancer de l’utérus est de 4 à 6 semaines. Or, deux mois se sont déjà écoulés entre le moment où elle se présente à l’urgence du Centre de santé et de services sociaux de Dorval-Lachine-LaSalle pour des douleurs au ventre au mois d’octobre 2009 et son diagnostic au mois de décembre 2009, suite à une biopsie réalisée par le Centre universitaire de santé McGill. En effet, deux mois se sont écoulés entre les prélèvements au niveau de l’utérus qu’elle a subis au mois d’octobre 2009 et la sortie du rapport de pathologie au mois de décembre 2009 qui a permis de faire le diagnostic de cancer de l’utérus.

    En décembre 2009, madame Nicole Valcourt consulte son gynécologue-oncologue au CHUM Notre-Dame, qui lui indique qu’il doit procéder à l’ablation de son utérus, de ses ovaires ainsi que de ses trompes de Fallope pour traiter son cancer. La date de l’opération est déterminée par le Centre hospitalier de l’Université de Montréal – Campus Notre-Dame, en fonction d’une répartition du temps opératoire qui vise à donner à chaque chirurgien du temps en bloc opératoire, des vacances du personnel et des autres aléas administratifs et ce, sans reposer essentiellement sur l’urgence et la gravité de la condition de madame Nicole Valcourt.

    En date du 9 mars 2010, la chirurgie de madame Nicole Valcourt prévue pour le 26 février 2010 ayant été reportée, madame Nicole Valcourt se présente à l’urgence du Centre de santé et de services sociaux de Dorval-Lachine-LaSalle pour des douleurs. Lors de son hospitalisation, elle subit une chirurgie pour traiter la progression de son cancer de l’utérus.

    Madame Nicole Valcourt., qui était vraisemblablement à un stade 2 en octobre 2009, est rendue à un stade IV B, ce qui implique que son pronostic de survie, qui était favorable en octobre 2009, est compromis en raison des délais de diagnostic et de traitement de son cancer. Elle est maintenant atteinte de métastases à trois endroits et son pronostic vital est menacé.

    Madame Nicole Valcourt avait droit à des services de santé qui tenaient compte de sa condition urgente et grave. Ce droit lui ayant été dénié, elle est maintenant aux prises avec un cancer métastatique, un pronostic sombre et un avenir incertain.

    Madame Nicole Valcourt poursuit trois hôpitaux impliqués dans le diagnostic et le traitement de son cancer. Ces hôpitaux étaient responsables d’assurer à la patiente le traitement en temps utile de son cancer, ce qu’ils ont omis de faire.

    La situation de madame Nicole Valcourt illustre malheureusement une certaine désorganisation du système québécois de traitement du cancer. En effet, il n’existe aucune stratégie nationale organisée de lutte contre le cancer, permettant d’offrir à l’ensemble des citoyens du Québec un diagnostic et un traitement en temps utile pour leur assurer les meilleures chances de survie. La lutte contre le cancer est partagée entre plusieurs directions et au sein du ministère de la santé et des services sociaux, ce qui empêche l’élaboration d’une stratégie coordonnée et efficace contre le cancer. Ce sont les patients et les patientes du Québec qui font les frais de cette désorganisation et c’est pourquoi nous demandons au ministre de la santé et des services sociaux, monsieur Yves Bolduc, de prendre toute la mesure de cette situation pour mettre en place une véritable stratégie nationale de lutte contre le cancer et ce, afin de garantir à l’ensemble des citoyens du Québec le diagnostic et le traitement de leur cancer en temps utile. Si on a réussi à mettre en place des mécanismes pour réduire les délais d’attente pour les chirurgies de la hanche, des genoux et des cataractes, il est certainement possible de prendre les moyens appropriés pour donner les meilleures chances à tous les citoyens du Québec dans leur lutte contre le cancer.


    POUR INFORMATION


    ME JEAN-PIERRE MÉNARD
    514-253-8044
  • 25 août 2011

    UN CANCER TRAITÉ TROP TARD AVEC DES CONSÉQUENCES TRAGIQUES

    Une dame âgée de 55 ans est aujourd’hui aux prises avec un pronostic sombre relatif à un cancer de l’utérus étant donné les délais de diagnostic et de traitement engendrés par notre système de santé.

    Au mois de décembre 2009, madame Nicole Valcourt apprend qu’elle souffre d’un cancer de l’utérus. À cette époque le délai médicalement acceptable pour une chirurgie en vue d’un cancer de l’utérus est de 4 à 6 semaines. Or, deux mois se sont déjà écoulés entre le moment où elle se présente à l’urgence du Centre de santé et de services sociaux de Dorval-Lachine-LaSalle pour des douleurs au ventre au mois d’octobre 2009 et son diagnostic au mois de décembre 2009, suite à une biopsie réalisée par le Centre universitaire de santé McGill. En effet, deux mois se sont écoulés entre les prélèvements au niveau de l’utérus qu’elle a subis au mois d’octobre 2009 et la sortie du rapport de pathologie au mois de décembre 2009 qui a permis de faire le diagnostic de cancer de l’utérus.

    En décembre 2009, madame Nicole Valcourt consulte son gynécologue-oncologue au CHUM Notre-Dame, qui lui indique qu’il doit procéder à l’ablation de son utérus, de ses ovaires ainsi que de ses trompes de Fallope pour traiter son cancer. La date de l’opération est déterminée par le Centre hospitalier de l’Université de Montréal – Campus Notre-Dame, en fonction d’une répartition du temps opératoire qui vise à donner à chaque chirurgien du temps en bloc opératoire, des vacances du personnel et des autres aléas administratifs et ce, sans reposer essentiellement sur l’urgence et la gravité de la condition de madame Nicole Valcourt.

    En date du 9 mars 2010, la chirurgie de madame Nicole Valcourt prévue pour le 26 février 2010 ayant été reportée, madame Nicole Valcourt se présente à l’urgence du Centre de santé et de services sociaux de Dorval-Lachine-LaSalle pour des douleurs. Lors de son hospitalisation, elle subit une chirurgie pour traiter la progression de son cancer de l’utérus.

    Madame Nicole Valcourt., qui était vraisemblablement à un stade 2 en octobre 2009, est rendue à un stade IV B, ce qui implique que son pronostic de survie, qui était favorable en octobre 2009, est compromis en raison des délais de diagnostic et de traitement de son cancer. Elle est maintenant atteinte de métastases à trois endroits et son pronostic vital est menacé.

    Madame Nicole Valcourt avait droit à des services de santé qui tenaient compte de sa condition urgente et grave. Ce droit lui ayant été dénié, elle est maintenant aux prises avec un cancer métastatique, un pronostic sombre et un avenir incertain.

    Madame Nicole Valcourt poursuit trois hôpitaux impliqués dans le diagnostic et le traitement de son cancer. Ces hôpitaux étaient responsables d’assurer à la patiente le traitement en temps utile de son cancer, ce qu’ils ont omis de faire.

    La situation de madame Nicole Valcourt illustre malheureusement une certaine désorganisation du système québécois de traitement du cancer. En effet, il n’existe aucune stratégie nationale organisée de lutte contre le cancer, permettant d’offrir à l’ensemble des citoyens du Québec un diagnostic et un traitement en temps utile pour leur assurer les meilleures chances de survie. La lutte contre le cancer est partagée entre plusieurs directions et au sein du ministère de la santé et des services sociaux, ce qui empêche l’élaboration d’une stratégie coordonnée et efficace contre le cancer. Ce sont les patients et les patientes du Québec qui font les frais de cette désorganisation et c’est pourquoi nous demandons au ministre de la santé et des services sociaux, monsieur Yves Bolduc, de prendre toute la mesure de cette situation pour mettre en place une véritable stratégie nationale de lutte contre le cancer et ce, afin de garantir à l’ensemble des citoyens du Québec le diagnostic et le traitement de leur cancer en temps utile. Si on a réussi à mettre en place des mécanismes pour réduire les délais d’attente pour les chirurgies de la hanche, des genoux et des cataractes, il est certainement possible de prendre les moyens appropriés pour donner les meilleures chances à tous les citoyens du Québec dans leur lutte contre le cancer.


    POUR INFORMATION


    ME JEAN-PIERRE MÉNARD
    514-253-8044
  • 15 juillet 2011

    Avis de désistement aux membres

    C A N A D A

    PROVINCE DE QUÉBEC
    DISTRICT DE MONTRÉAL

    No : 500-06-000146-015 C O U R S U P É R I E U R E
    _____________________________________
    (Recours collectif)

    CAROLE LADOUCEUR, tant en sa qualité personnelle qu'en sa qualité de tutrice légale à MARC-ANTOINE LUSSIER,

    Requérante,

    Représentée par Me JEAN-PIERRE MÉNARD, (Ménard, Martin, avocats),

    c.

    PROCUREUR GÉNÉRAL DU QUÉBEC,
    -et-
    LES SERVICES DE RÉADAPTATION DU SUD-OUEST ET DU RENFORT,
    -et-
    LA RÉGIE RÉGIONALE DE LA MONTÉRÉGIE (AGENCE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DE LA MONTÉRÉGIE),

    Intimés.

    AVIS DE DÉSISTEMENT AUX MEMBRES

    PRENEZ AVIS que madame Carole Ladouceur, requérante dans le cadre d’une Requête pour permission d’exercer un recours collectif, a été autorisée le 22 juin 2011 par l’honorable Louis Lacoursière, juge de la Cour supérieure, à se désister des procédures en recours collectif qu’elle avait intentée contre le Procureur Général du Québec, les Services de réadaptation du Sud-Ouest et du Renfort et la Régie régionale de la Montérégie (Agence de la Santé et des Services sociaux de la Montérégie) pour le compte du groupe ci-après décrit :

    « Tous les enfants ayant des troubles envahissants de développement (TED), incluant l’autisme, âgés entre 0 et 5 ans à partir de octobre 1996 jusqu’à ce jour, de même que tous leurs parents ou tuteurs légaux ».

    Ce désistement met fin aux procédures en recours collectif instituées dans ce dossier.

    VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.

    MONTRÉAL, le 27 juin 2011

    __________________________________
    Me Jean-Pierre Ménard
    Me Annie St-Pierre
    MÉNARD, MARTIN
    Procureurs de la Requérante.
  • 10 novembre 2010

    INSTALLER UNE CAMÉRA CACHÉE DANS UNE CHAMBRE D'UN CHSLD: QUELS SONT VOS DROITS?

    Est-ce possible d’installer une caméra cachée dans la chambre d’un usager d’un CHSLD (Centre d’hébergement et de soins de longue durée) afin de pouvoir observer ce qui se passe au niveau de la prestation des soins?
  • 6 avril 2010

    LA FRANCHISE SANTÉ : QUÉBEC SAIT QU’IL N’A PAS LE POUVOIR DE L’IMPOSER

    L’une des propositions les plus discutées dans le budget 2010 de M. Raymond Bachand, ministre des finances du Québec, touche la mise sur pied d’une franchise santé, processus par lequel les citoyens du Québec se verront imposer un montant de « franchise » à même leur impôt sur le revenu, en fonction de la consommation des soins de santé, c’est-à-dire selon le nombre de consultations médicales qu’ils auront sollicitées. Ainsi, plus un citoyen consulte souvent un médecin, plus il sera appelé à payer un montant élevé de franchise, avec un maximum de 1% de son revenu.
  • 15 mars 2010

    LES DÉBORDEMENTS DES SALLES D’URGENCE

    QUAND LES DÉLAIS D’ATTENTE POUR VOIR UN MÉDECIN CRÉENT DES RISQUES INACCEPTABLES POUR LES PATIENTS

  • 12 novembre 2009

    Grippe H1N1 et vaccination : quels sont les droits et obligations des citoyens

    Le programme de vaccination contre la grippe H1N1 constitue le plus important exercice de vaccination de masse de l’histoire du Québec. Cette opération a cependant été caractérisée par certaines interventions controversées, tant de la santé publique, du ministre de la Santé que des opposants à la vaccination.
Design Web = Egzakt